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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 18:21

image de La Maladie de Hambourg

Image du film La Maladie de Hambourg, 1979, réalisateur : Peter Fleischmann

  

On observe souvent que la maladie a mauvaise réputation. C'est justement sur ce principe que j'aimerais attirer votre attention.

 

 

·        La maladie est diabolisée : elle est comme un malheur qui s'abat plus ou moins supportable en fonction de sa gravité. Il arrive que l'on se pose la question, « qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ».

 

·        La maladie est dramatisée : on s'attache aux symptômes qui évidemment peuvent être douloureux et être un frein à certains objectifs.

 

·        La maladie est péjorative : ne dit-on pas de quelqu'un qui agit étrangement : « il est malade celui-là ».

 

·        La maladie est extériorisée : on l'observe souvent comme un élément extérieur qui s'attaque à notre corps ou à notre esprit et surtout face à laquelle on est démuni ou dépendant d’autrui.

 

·        La maladie est compartimentée : elle est une case qui ne va pas bien, un symptôme souvent éloigné de sa cause véritable.

 

·        La maladie est cataloguée : une fois le verdict prononcé, on définit son caractère ; en changer nous met sur le rang des cas cliniques, des maladies orphelines ou des « guérisons miraculeuses » si vous vous en sortez.

 

·        La maladie peut être déshonorante : c'est le cas de certaines maladies sexuellement transmissibles alors que certaines sont valorisantes selon les causes qui l'ont provoqué.

 

·        La maladie est indésirable : on doit tout faire pour l’éradiquer

 

·        La maladie est un alibi : elle permet d'attirer l'attention parfois sur soi et aussi de "tirer au flanc"... ce qui peut être un obstacle à la guérison. Il peut en effet y avoir un certain confort à être malade.

 

En changeant de point de vue on pourrait considérer notre maladie comme une alliée. Le corps est intelligent, il installe un processus de réparation appelée maladie afin de répondre à un déséquilibre. Prenons l'exemple d'un eczéma. À chaque crise si l'on observe, la personne est en train de résoudre son problème. Cette maladie de peau, à la frontière entre les autres et soi, clame plus de contacts ou au contraire plus d'espace. C’est vrai pour vous à quoi sert la peau ? Tout va bien à ce moment-là pour la personne puisque la maladie a pris le relais, la biologie du corps se met en mode réparation, par cette expression cutanée. Et lorsque l'on s'attarde sur ce qui a déclenché la crise, ce n'est pas la peine de chercher un conflit mais plutôt la réparation d'un conflit. Qu'est-ce que le corps solutionne à ce moment précis ? Comment est la relation à ce moment-là ?

 

Alors faites l'expérience et regardez comment le corps vous prévient, montre le chemin et vous encourage à revoir certains points de vue erronés sur la maladie, sur votre corps, ou votre état d'esprit. Apprenez à aimer cette partie du corps qui est atteinte, regardez sa fonction, ce qu’elle tente de palier.

 

Elle n'est pas là pour vous aider à mieux souffrir, être endurants et bien au contraire orienter votre vue vers un processus naturel de guérison, un effort biologique du corps pour s’adapter à l’environnement.

 

À l'image de l'effet placebo, la foi que l'on peut faire reposer sur son médecin ou dans son pouvoir de guérison participe grandement de la guérison et du mieux-être.

 

 



« The Doctor » (Le Médecin), 1891 par Samuel Luke Fildes.

The Doctor, peinture de 1891 par Samuel Luke Fildes

 

 

Cela ne remplace pas une consultation avec un médecin ou un autre professionnel de la santé tels que psychologue, ostéopathe, énergéticien ou kinésithérapeute mais cette démarche peut simplement être complémentaire de sa médecine habituelle.

 

On a pu observer des cas où la maladie se développe à partir du moment où elle a été débusquée, nommée et donc cataloguée, alors qu’elle dormait bien paisiblement jusqu’à là.

 

La maladie est un tremplin pour réviser nos points de vue erronés sur la vie et ses changements incontournables, pour chercher du sens à un symptôme.  Elle est un guide, qui met sur la voie de l’équilibre. Elle nous rend acteur de notre guérison dans notre relation au monde.

« La plupart des sociétés primitives interprètent la maladie comme un phénomène dont les causes sont sociales et la soignent en mettant l'accent sur les relations interpersonnelles »

Ackerknecht.

Le malade et sa maladie ne sauraient appartenir au médecin. La maladie c'est un ressenti individuel, familial, collectif, c'est un enjeu économique, culturel, philosophique et éthique. « La maladie n'a de sens qu'en fonction de l'homme pris comme un tout : être biologique, psychologique et social » ( def. OMS)

 

S. Ladic - 2011 - http://medecine-traditionnelle-tibetaine.over-blog.com

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Published by medecine-traditionnelle-tibetaine - dans billets d'humeur
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